A tous les carnets vierges, offerts, créés de rien, bouts de papiers qui n’attendent que nous pour prendre vie et donner de belles histoires en retour. 

J’adore les carnets, j’en ai des tas à la maison.

Un à l’ancienne pour noter les numéros de téléphone, les dates d’anniversaire, les identifiants et autres mots de passe.

Un pour recopier des recettes de cuisines, celles de maman, celles de la famille, offertes par des voisines, des amis, des collègues dont je note scrupuleusement le nom.

Celui commencé et abandonné depuis longtemps, retrouvé au fond d’un tiroir où je notais les bons mots de mes encore et toujours "petits".

Celui sur lequel tous les soirs j’écris consciencieusement les mots de vocabulaire anglais appris dans la journée.

Un autre pour tout ce que j’entends et qui me semble intéressant, à la télé, à la radio et dont je sais que je ne vais pas me souvenir : titre de chanson, nom de personne, dates importantes, histoires en tout genre, petits morceaux de vies, informations précieuses.

Celui que je déteste le plus, dans lequel j’écris mes listes de choses à faire et qui sont (je souffre un peu-beaucoup, diraient certaines personnes, de procrastination) souvent reportées, encore et encore, de lignes en lignes.

Et puis aussi de nombreux petits carnets de voyages, peu épais mais remplis à ras bord : billets d’avions, tickets d’entrées, de métro, affichettes, étiquettes, gribouillages, photos…

Et bien sûr celui dans lequel j’inscris précieusement le titre de tous les livres que je lis dans une année. 

Le plus joli aussi, offert par ma fille il y a quelques temps déjà, à la couverture texturée, ornée de chats dorés.

OPAC Sélection de notices