On le sait, les enfants adorent se faire peur ou avoir peur, en lisant une histoire notamment.

Les ados aussi, même si ils se dirigent vers les séries ou les films d’horreur plutôt que les livres. Films qui à l’époque du grand bouleversement qu’est l’adolescence, préfigurent d’une certaine manière la violence des modifications du corps et aussi parce que la pensée de la mort apparaît tout à coup une potentialité réelle.

 

Mais on trouve aussi une littérature de l’horreur et de la peur florissante à destination des adultes.

 

Découlant de certains contes (aujourd’hui destinés aux enfants...) beaucoup plus « trash » que les versions édulcorées qui
sont arrivées jusqu’à nous (Hansel et Gretel, Raiponce...), puis des romans gothiques comme Frankenstein et Dracula, le roman d’horreur qui est un
sous-genre du roman fantastique à une histoire ancienne et qui lui est propre.

Depuis le 19ème siècle, le genre à un succès non démenti jusqu’à nos jours car les adultes aussi aiment se faire peur et avoir
peur.

 

En effet, la peur est une émotion intense qui nous traverse et nous fait ressentir fortement le fait d’exister. Le désir d’avoir peur instaure un jeu
qui est paradoxalement essentiel pour intégrer un sentiment de sécurité. On oublie aussi nos angoisses réelles pour se focaliser sur des évènements
irréels, pour lesquels on ne craint rien. Ainsi on se change les idées et on déconnecte.

 

De plus, des mécanismes complexes se mettent en route dans notre cerveau qui se met à produire de l’adrénaline, des endorphines, de la dopamine (l’hormone de récompense).

 

Donc à nous les sensations fortes sans bouger de notre canap. 

 

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